Les abstracts des 5ème journées scientifiques
Etude des polymorphismes des gènes de récepteurs FcgRIIA et FcgRIIIB au cours de la polyarthrite rhumatoïde
I.Sfar*, Y.Gorgi*, T.Dhaouadi*, L.Abdelmoula**, W.Ben Aleya*, M.Amri*, H.Aouadi*, S.Jendoubi-Ayed*, R.Zouari**, Kh.Ayed*. * Laboratoire d'Immunologie. EPS Charles Nicolle. Tunis ** Service de Rhumatologie. EPS Charles Nicolle. Tunis
Les récepteurs FcgR des IgG jouent un rôle important dans l'initiation et la régulation de plusieurs processus inflammatoires et immunologiques. Trois familles de récepteurs FcgR sont connus : FcgRI, FcgRII et FcgRIII. Elles sont distinctes par leur structure et leur fonction. Il est actuellement bien établi que les polymorphismes génétiques de ces récepteurs sont associés à plusieurs maladies, en particulier la polyarthrite rhumatoïde (PR).
Les polymorphismes alléliques H/R 131 du récepteur FcgRIIA (CD 32) et NA1/NA2 de celui FcgRIIIB (CD 16) ont été analysés respectivement par PCR-SSP chez 90 patients atteints de PR et 112 sujets normaux dans le but de déterminer une éventuelle association entre un polymorphisme particulier de ces récepteurs et cette pathologie.
L'analyse des polymorphismes FcgRIIA et FcgRIIIB ne montre pas de différence statistiquement significative ni au niveau des fréquences alléliques et génotypiques, ni au niveau des associations hapolotypiques entre les patients et les témoins. L'étude des manifestations clinico-biologiques, révèlent que les patients de génotype H/H concernant le polymorphisme FcgRIIA développent plus fréquemment une PR très active (DAS28 > 5.1) (78%) comparativement aux autres génotypes (R/H : 55%, R/R : 71%). Mais la différence n'est pas statistiquement significative. Par ailleurs, les patients de génotype hétérozygote R/H présentent une augmentation statistiquement significative (p<0.02) de la fréquence d'anticorps anti-kératine (23 %) par rapport au deux autres génotypes (R/R : 3%, H/H : 4%). En revanche, les autres marqueurs sérologiques de la PR (les facteurs rhumatoïdes FR, les anti-CCP) et la présence des complexes immuns circulants (CIC) sont retrouvés avec des fréquences similaires pour les trois génotypes. L'analyse du polymorphisme NA1/NA2 du FcgRIIIB, montre que les patients de génotype NA1/NA1 présente une fréquence élevée de la forme active de la maladie (75%) et développent également plus fréquemment des auto-anticorps (FR, anti-CCP et anti-kératine) par rapport aux deux autres génotypes. Il en est de même pour l'atteinte extra-articulaire à type de nodules sous cutanés et la positivité des CIC. Mais, la différence n'est, dans aucun cas, statistiquement significative
Les polymorphismes FcgRIIA et FcgRIIIB ne semblent pas constituer des facteurs de susceptibilité à la PR.
I.Sfar*, Y.Gorgi*, T.Dhaouadi*, L.Abdelmoula**, W.Ben Aleya*, M.Amri*, H.Aouadi*, S.Jendoubi-Ayed*, R.Zouari**, Kh.Ayed*. * Laboratoire d'Immunologie. EPS Charles Nicolle. Tunis ** Service de Rhumatologie. EPS Charles Nicolle. Tunis
Les récepteurs FcgR des IgG jouent un rôle important dans l'initiation et la régulation de plusieurs processus inflammatoires et immunologiques. Trois familles de récepteurs FcgR sont connus : FcgRI, FcgRII et FcgRIII. Elles sont distinctes par leur structure et leur fonction. Il est actuellement bien établi que les polymorphismes génétiques de ces récepteurs sont associés à plusieurs maladies, en particulier la polyarthrite rhumatoïde (PR).
Les polymorphismes alléliques H/R 131 du récepteur FcgRIIA (CD 32) et NA1/NA2 de celui FcgRIIIB (CD 16) ont été analysés respectivement par PCR-SSP chez 90 patients atteints de PR et 112 sujets normaux dans le but de déterminer une éventuelle association entre un polymorphisme particulier de ces récepteurs et cette pathologie.
L'analyse des polymorphismes FcgRIIA et FcgRIIIB ne montre pas de différence statistiquement significative ni au niveau des fréquences alléliques et génotypiques, ni au niveau des associations hapolotypiques entre les patients et les témoins. L'étude des manifestations clinico-biologiques, révèlent que les patients de génotype H/H concernant le polymorphisme FcgRIIA développent plus fréquemment une PR très active (DAS28 > 5.1) (78%) comparativement aux autres génotypes (R/H : 55%, R/R : 71%). Mais la différence n'est pas statistiquement significative. Par ailleurs, les patients de génotype hétérozygote R/H présentent une augmentation statistiquement significative (p<0.02) de la fréquence d'anticorps anti-kératine (23 %) par rapport au deux autres génotypes (R/R : 3%, H/H : 4%). En revanche, les autres marqueurs sérologiques de la PR (les facteurs rhumatoïdes FR, les anti-CCP) et la présence des complexes immuns circulants (CIC) sont retrouvés avec des fréquences similaires pour les trois génotypes. L'analyse du polymorphisme NA1/NA2 du FcgRIIIB, montre que les patients de génotype NA1/NA1 présente une fréquence élevée de la forme active de la maladie (75%) et développent également plus fréquemment des auto-anticorps (FR, anti-CCP et anti-kératine) par rapport aux deux autres génotypes. Il en est de même pour l'atteinte extra-articulaire à type de nodules sous cutanés et la positivité des CIC. Mais, la différence n'est, dans aucun cas, statistiquement significative
Les polymorphismes FcgRIIA et FcgRIIIB ne semblent pas constituer des facteurs de susceptibilité à la PR.









