Abstracts

Etude des Bases Moléculaires du Déficit Immunitaire Héréditaire en Molécules d'Adhésion Leucocytaires

BEN MUSTAPHA I.1, MELLOULI F.2, BEJAOUI M.2, CHAMLI3, ABDELMOULA4, B MERIEM5, RIAHI R.1,LARGUECHE B.1, DELLAGI K.1, BARBOUCHE M.R1.
1- Laboratoire d'Immunologie, Institut Pasteur de Tunis.
2- Centre national de greffe de moelle osseuse.
3- Service de pédiatrie, CHU Sahloul-Sousse.
4- Service de pédiatrie, CHU la Rabta.
5- Service de pédiatrie, CHU Fattouma Bourguiba.

Le déficit immunitaire héréditaire par défaut d'expression des molécules d'adhésion leucocytaires est une maladie autosomique récessive rare (environ 300 cas rapportés), dont l'étude a fortement aidé à la compréhension de la structure et de la fonction des molécules impliquées: les ß2 intégrines. Les malades atteints de ce déficit souffrent, entre autres, d'infections récurrentes et d'anomalies de la cicatrisation qui sont le reflet de l'incapacité des cellules leucocytaires et particulièrement des polynucléaires neutrophiles à migrer au niveau du site d'infection. L'étude des bases génétiques de ce déficit, rapportée pour une quarantaine de malades environ, a montré l'hétérogénéité des anomalies au niveau du gène CD18. Dans ce travail, nous avons étudié le niveau d'expression de la molécule CD18 ainsi que les bases génétiques du déficit chez 15 patients Tunisiens atteints de LAD I, issus de 11 familles différentes et qui sont pour la plupart consanguines (7 familles/11). ). Le diagnostic de LAD I a été suspecté devant la symptomatologie clinique présentée par les malades ou l'existence d'antécédents et confirmé par la quantification en cytomètrie de flux des molécules de ß2 intégrines à la surface de leurs leucocytes Nous avons ainsi retrouvé la corrélation faite par d'autres auteurs entre la forme modérée du déficit et la substitution R593C. Mais notre étude a surtout permis d'identifier une mutation de type délétion de 10 nucléotide (119del10) au niveau de l'exon 3 codant pour la partie NH2 terminale et qui génère un codon stop prématuré comme étant responsable du défaut complet d'expression de la molécule CD18 chez une majorité de nos patients soit 13 malades appartenant à 9 familles différentes. L'existence d'un effet fondateur potentiel dans la population étudiée ainsi que l'hypothèse d'un hot spot mutationnel méritent une investigation plus approfondie.
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